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TRANSPORTS ET INFRASTRUCTURES PUBLIQUES

Le transport par le lac Tanganyika

Du côté du Burundi, le Tanganyika n'est pas suffisamment exploité malgré son potentiel et ses avantages. 90 % des importations de marchandises arrivent par la route, un moyen de transport moins sûr.

Investir dans le transport par le lac est une solution sûre. Les experts ont prouvé que le coût du transport de marchandises peut être divisé par deux en utilisant la voie lacustre. C'est pourquoi deux grands projets vont être lancés sur le port de Bujumbura, situé sur le Tanganyika. Le premier, d'un montant de 50 milliards BIF, fait partie d'un programme régional visant à réhabiliter et à moderniser différentes installations portuaires afin d'améliorer la connectivité régionale. Le second porte sur le lancement d'un atelier de construction et de réparation de bateaux pour un montant de 25 millions de dollars US.

La part des investisseurs privés reste primordiale. Environ 55 navires accostent au port de Bujumbura, dont 15 appartiennent au navire burundais. Cependant, ils sont très vieux. L'âge moyen des navires burundais est estimé à 45 ans, avec un écart de 71 ans entre les plus anciens et les plus récents. De plus, les trois navires mixtes capables de transporter à la fois des marchandises générales et des conteneurs ont une capacité de charge variant seulement de 320 à 1350 tonnes. Une capacité qui ne dépasse pas dix conteneurs par navire. Il existe un besoin urgent de navires neufs et de grande capacité.

Avec une capacité annuelle d'environ 500 000 tonnes, le port de Bujumbura est situé au nord du lac Tanganyika. Il est au croisement de trois corridors : le corridor nord (Mombasa), le corridor central (Dar-Es-Salaam) et le corridor sud (Mpulungu-Zambie).

Pourquoi préférer le lac aux routes ?

Les principaux défis posés par le transport routier sont les longs trajets (près de 1 500 km) depuis les principaux ports d'entrée internationaux tels que Dar-es-Salaam et Mombasa. En outre, le transport routier est directement affecté par les barrières non tarifaires (BNT) des pays de transit, par une logistique médiocre, ainsi que par la lourdeur des procédures transfrontalières, douanières et autres procédures administratives. Tout cela constitue une contrainte majeure pour la croissance.

Chaque année, 400 000 tonnes (soit l'équivalent de 64 millions de dollars US) importées par le Burundi transitent par le port de Dar-Es-Salaam. Comme ces quantités arrivent en grande partie par la route, leur coût de transport devient élevé.

Infrastructure ferroviaire

Le Burundi et la Tanzanie cherchent à mobiliser 1,9 milliard de dollars pour la construction d'une voie ferrée reliant les deux pays d'Afrique de l'Est. Ce méga-projet, qui a déjà été lancé du côté tanzanien, pourrait permettre au Burundi, pays enclavé, de relancer son économie et ses exportations de minéraux.

Le chemin de fer fait partie d'un projet plus vaste - d'environ 7,6 milliards de dollars - qui reliera également la Tanzanie au Rwanda, voisin septentrional du Burundi.

De son côté, le Burundi doit construire une ligne de 190 kilomètres entre Isaka (Tanzanie) et Musongati, dans la province de Rutana ( Est du Burundi). La collecte de fonds doit commencer au plus tôt. C'est pourquoi il a ouvert les portes aux investisseurs privés.

La connexion du Burundi au port tanzanien de Dar-es-Salaam sera d'une grande utilité pour ce pays des Grands Lacs, riche en nickel, ainsi que pour son industrie minière. L'État burundais vise une augmentation de 47 % des recettes minières jusqu'en 2027.

Réseau routier : encore des travaux à venir

"Si tu veux prospérer, construis d'abord des routes", dit un proverbe chinois. Le Burundi a encore beaucoup de routes à construire. Et il est évident que les grandes lacunes en matière d'infrastructures restent un obstacle à l'investissement, à la croissance et à la diversification économique.

Comme ce pays favorise le partenariat public-privé, une opportunité rentable se présente. En effet, 9.323 km est la longueur totale du réseau routier classé non asphalté dans le pays. Parmi ceux-ci, 428 km de routes nationales, 2.995 km de routes provinciales, 3.423 km de réseaux classés et 362 km de routes urbaines.

Les opérateurs économiques peuvent investir dans la construction de routes, de panneaux de signalisation, de signaux et de robots. Ils peuvent également investir leur argent dans la réhabilitation des routes en mauvais état. Le fonds chargé de cette tâche a été vu à la hausse, passant de 8 milliards de BIF à 25 milliards de BIF.

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